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· Topographie

La topographie est l'art de la mesure puis de la représentation sur un plan ou une carte des formes et détails visibles sur le terrain, qu'ils soient naturels (notamment le relief) ou artificiels (comme les bâtiments, les routes, etc.). Son objectif est de déterminer la position et l'altitude de n'importe quel point situé dans une zone donnée, qu'elle soit de la taille d'un continent, d'un pays, d'un champ ou d'un corps de rue.

La topographie s'appuie sur la géodésiequi s'occupe de la détermination mathématique de la forme de la Terre (forme et dimensions de la Terre, coordonnées géographiques des points, altitudes, déviations de la verticale...). La topographie s'intéresse aux mêmes quantités, mais à une plus petite échelle, et elle rentre dans des détails de plus en plus fins pour établir des plans et cartes à différentes échelles. La cartographieproprement dite est l'art d'élaborer, de dessiner les cartes, avec souvent un souci artistique et ne doit pas être confondue avec la topographie.



· Hydraulique

L'hydraulique désigne la branche de la physique qui étudie les liquides sous pression.

Champs d'études de l'hydraulique

es champs d'études qu'elle propose regroupent plusieurs domaines :
  • les machines hydrauliques (voir hydromécanique et oléohydraulique) ;
  • les écoulements de fluides incompressibles en conduite ou à surface libre ;
  • l'énergie hydraulique ;
  • l'hydraulique urbaine ;
  • les canaux.

Historique


Le mot hydraulique vient du mot grec ὑδϱαυλικός (hydraulikos) qui vient de ὕδϱαυλος qui signifie orgue à eau qui dérive à son tour de ὕδωϱ (eau) et de αὐλός (tuyaux).

Dans le monde méditerranéen, les premiers grands maîtres de cette science furent Héron d'Alexandrie et Ctésibios. Ces ingénieurs antiques se concentrèrent toutefois sur l'aspect sacré et innovant plutôt que sur les applications pratiques de cette science.

De manière générale, le fluide utilisé dans les systèmes hydrauliques (eau ou huile) est incompressible. Une pression est appliquée au fluide par l'intermédiaire d'un piston dans un cylindre, provoquant une pression équivalente sur un autre piston qui délivre l'énergie. Si la surface du second piston est supérieure à celle du premier, alors la force exercée par le second piston est supérieure à celle appliquée au premier piston. C'est le principe de la presse hydraulique, qui a été découvert en 1650 par Blaise Pascal et mis en application en 1785 par Joseph Bramah.

Un des fondateurs de l'hydraulique moderne a été Benedetto Castelli, élève de Galileo Galilei.

Système à air compressé versus hydraulique


La compression d'un gaz dégage de la chaleur, qui est une énergie perdue. Plus la pression est élevée, plus la chaleur dégagée est importante ! Donc le rendement devient plus faible.

Avec un liquide incompressible (huile, eau), la chaleur dégagée lors de la mise en pression n'est due qu'aux frottements (déplacement du liquide) et augmente peu avec la pression.

Dans un système à air comprimé, on ne dépassera pas une pression de 8 bars. En hydraulique, on pourra atteindre des pressions de 80 à 500 bars. On obtiendra alors des rendements largement supérieurs à ceux obtenus avec des systèmes à air comprimé.

La perte d'énergie due à la circulation d'un fluide dépend : de la longueur du conduit, du diamètre du conduit, des obstacles au déplacement du fluide, de la vitesse du fluide, de la masse volumique du fluide (eau : 1 000 g/l ; air non compressé : 1,3 g/l).


Le réseau hydraulique


Un réseau hydraulique est typiquement composé de :

  • filtres ;
  • pompes ;
  • ballon anti coup de bélier ;
  • réservoir ;
  • régulateur de débit ;
  • distributeurs et appareils de régulation ;
  • valves d'équilibrages ;
  • limiteur de pression (aussi appelé détendeur) ;
  • limiteur de capacités ;
  • flexibles et conduites (en France, les conduites en plomb des années 50 sont peu à peu remplacées par des conduites en polyéthylène haute densité couramment appelé PEHD) ;
  • bypass ;
  • récepteurs.
source:wikipedia.org

· La chimie

La chimie est une science de la nature divisée en plusieurs spécialités, à l'instar de la physique et de la biologie avec lesquelles elle partage des espaces d'investigations communs ou proches.

Pour reprendre un canevas de présentation proposée par la plus grande association de chimistes au monde, l'American Chemical Society, la chimie étudie :

  1. les éléments chimiques à l'état libre, atomes ou ions atomiques, et les innombrables et diverses associations par liaisons chimiques qui engendrent notamment des composés moléculaires stables ou des intermédiaires plus ou moins instables. Ces entités de matière peuvent être caractérisées par une identité reliée à des caractéristiques quantiques et des propriétés précises.
  2. les processus qui changent ou modifient l'identité de ces particules ou molécules de matière, dénommés réaction, transformation, interaction...
  3. les mécanismes intervenant dans les processus chimiques ou les équilibres physique entre deux formes. Leurs définitions précises permettent de comprendre ou d'interpréter avec des hypothèses l'évolution matérielle avec en vue une exploitation des résultats de façon directe ou induite.
  4. les phénomènes fondamentaux observables en rapport avec les forces de la nature qui jouent un rôle chimique, favorisant les réactions ou synthèse, addition, combinaison ou décomposition, séparation de phases ou extraction. L'analyse permet de découvrir les compositions, le marquage sélectif ouvre la voie à un schéma réactionnel cohérent dans des mélanges complexes.

La taille des entités chimiques varie des simples atomes ou molécules nanométriques aux édifices moléculaires de plusieurs dizaines de milliers d'atomes dans les macromolécules, l'ADN ou protéines de la matière vivante (infra)micrométrique, jusqu'à des dimensions parfois macroscopiques des cristaux. En incluant l'électron libre composant des réactions radicalaires, les dimensions des principaux domaines d'application se situent globalement entre le femtomètre (10-15 m)[1]et le micromètre (10-6 m).

L'étude du monde à l'échelle moléculaire soumise paradoxalement à des lois singulières, comme le prouvent les récents développements nanotechnologiques, permet de mieux comprendre les détails de notre monde macroscopique. La chimie est qualifiée de « science centrale »[2] en raison des puissants liens qu'elle possède avec la biologie et la physique, ainsi qu'avec la médecine, la pharmacie, l'informatique et la science des matériaux, sans oublier des domaines appliqués tels que le génie des procédés. Si la physique est devenue hégémonique dans le champ de la science de la matière, elle le doit à la considération de l'héritage cohérent des structures atomiques longtemps défendues de façon isolée par des chimistes marginaux avant le XXe siècle.



· L'électronique

L'électronique est une branche de la physique appliquée qui traite de "dispositifs à courants électriques faibles" dont le fonctionnement dépend de la circulation d'électrons.

L'adjectif « électronique » désigne également ce qui est en rapport avec l'électron.

On date généralement les débuts de l'électronique à l'invention du tube électronique en 1904.

En raison du succès des appareils fonctionnant grâce à l'électronique et de leur impact sur la vie courante, le grand public amalgame souvent électronique avec cybernétique (science des automatismes), aussi bien qu'avec informatique.



· L´informatique

informatique - contraction d´information et automatique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport avec le traitement automatique de l'information par des machines telles que les ordinateurs, les consoles de jeux, les robots, etc.

Le terme informatique désigne à l'origine l´informatique théorique : un ensemble de sciences formelles qui ont pour objet l'étude de la notion d'information et des procédés de traitement automatique de celle-ci. En font partie, par exemple, l'algorithmique, le traitement du signal, la calculabilité et la théorie de l'information.

L'automatisation du traitement d'informations est bien plus ancienne que l'invention de l'ordinateur. Les premières machines de traitement automatisé étaient des machines mécaniques construites au XVIIe siècle.

« La science informatique n'est pas plus la science des ordinateurs que l'astronomie n'est celle des télescopes »[1]. (citation d´Edsger Dijkstra)

Apparu dans les années 1950, le secteur d'activité des technologies de l'information et de la communication est lié à la fois à l'informatique, l'électronique et la télécommunication. Les activités sont la production de matériel informatique - machines et pièces détachées, et de logiciels - procédés de traitement - qui sont destinés à l'acquisition, au stockage, à la transformation, la transmission et la restitution automatique d'informations. Le secteur fournit également de nombreux services liés à l'utilisation de ses produits : enseignement, assistance, surveillance et entretien.

Les techniques de l'information sont un des secteurs d'activités majeurs au Japon, en Europe et aux États-Unis, il existe aujourd'hui en 2009 de nombreux constructeurs de matériel informatique, qui dépendent directement des fabricants de semiconducteurs. Il existe également de nombreux éditeurs de logiciel qui dépendent des éditeurs d'environnement de développement et de langage de programmation. L'adhésion aux standards industriels, aux normes et aux techniques par les différents fournisseurs permettent aux produits de fonctionner ensemble (compatibilité)

· Travail public

Les travaux effectués par une personne publique peuvent être de nature privée ou publique. Dans le premier cas, le contentieux relèvera du juge judiciaire, dans le second du juge administratif.

La jurisprudence française a dégagé une définition des travaux publics reposant sur trois piliers :

  • le travail public s'effectue sur un bien immeuble (un porte-avions est par exemple un bien meuble et sa construction ne constitue donc pas un travail public)
  • et fait intervenir une personne publique :
    • soit en tant que bénéficiant et dans un but d'intérêt général ; cette hypothèse a été établie par l'arrêt « Monségur » du Conseil d'État en 1921[1]. Il suffit donc, lorsque le travail est effectué pour le compte d'une personne publique, de vérifier qu'il s'effectue pour l'utilité publique : il n'est pas nécessaire de vérifier qu'il s'agit d'une activité de service public, condition plus restrictive.
    • soit pour le compte d'une personne privée, mais sous la maîtrise d'une personne publique et dans le cadre d'une mission de service public. Ce cas a été prévu par la jurisprudence dans plusieurs arrêts des années 1950[2].

Le travail public doit être distingué de l'ouvrage public, qui en constitue souvent le résultat.



· Épandage des eaux de crue

L'épandage des eaux de crue est une méthode facile qui permet d'utiliser à différentes fins des eaux riches en sédiments et en éléments nutritifs, qui sont généralement perdues. On peut ainsi satisfaire les besoins en eau des cultures annuelles et pérennes, des plantes fourragères, des arbustes et des arbres, dans l'immédiat ou de façon échelonnée grâce à des réservoirs de surface ou à des nappes souterraines; alimenter ces dernières afin d'empêcher la pénétration des eaux salées dans les couches aquifères; stabiliser les sables mouvants en précipitant la charge en suspension; niveler la terre sur les surfaces en pente et érodées; réduire l'érosion par ravelines et maîtriser les crues en aval; lessiver les sols salins.

L'épandage des eaux de crue est une méthode économique et sans danger pour l'environnement; elle peut en outre être appliquée en faisant appel aux compétences et à l'expérience traditionnelles locales, ce qui permet aux populations du désert de devenir autosuffisantes en eau, vivres, fourrage et énergie. Il faut espérer que le projet pilote d'épandage des eaux de crue entrepris en Iran, que nous décrivons ci-après, sera largement imité et contribuera ainsi à résoudre le dilemme entre économie et écologie.



· Urbanisme

        On peut définir l’urbanisme comme l’art de concevoir, organiser et réaliser de façon volontaire le développement des villes en tenant compte des facteurs géographiques, socio-économique, esthétique institutionnels et culturels susceptibles de le déterminer, plus brièvement encore on peut dire que l’urbanisme c’est la science de l’aménagement des villes, d’ou l’emploi fréquent de l’expression « aménagement urbain » comme synonyme d’urbanisme.
      L’urbanisme vise à étudier et améliorer le processus de création et de développement des villes, cela suppose nécessairement une approche pluridisciplinaire, sa pratique implique l’intervention de représentants des spécialités les plus diverses (ingénieurs, géographes, architectes, géomètres, économistes, sociologues, paysagistes, écologiste au sens technique du terme
et bien entendu juristes et politicologues.
     Pour l’urbaniste la ville ou l’agglomération est un groupement de constructions présentant une certaine continuité et essentiellement destinées a l’habitation, au travail et aux échanges sociaux, la ville est donc un bien de concentration accusée de l’habitat et des équipements sous l’impulsion d’impératifs géographiques et de sécurité, de mobiles commerciaux socioéconomiques,
institutionnels et politiques. Ces facteurs ont joué successivement ou simultanément dans la formation de chaque ville en matière d’urbanisme l’intérêt général se traduit par des normes imposées aux usagées, aux opérations au reste des actions d’urbanisme.
      Donc l’intérêt général impose dans le domaine de l’urbanisme comme en d’autres domaines, un certain nombre d’orientations et de limitation qui se traduisent par des règles, l’application de ces règles donne lieu à un contrôle susceptible d’entraîner des sanctions et c’est pour cette raison que la réglementation de l’urbanisme vise principalement à faire valoir l’intérêt général sur les différents intérêts catégoriels, les instances compétentes, les représentants de l’état et les élus locaux ont la responsabilités de mettre en
place les différents dispositifs de contrôle destinés à assurer un certain respect de cette réglementation qui consiste en un ensemble de normes législatives et réglementaires génératrices d’obligations, ces normes résultent des instruments d’urbanisme qui sont élaborés sous le signe de la concertation entre l’état et les collectivités locales.

       L'urbanisme est un champ disciplinaire et professionnel recouvrant l'étude du phénomène urbain, l'action d'urbanisation et  l'organisation de la ville et de ses territoires.
Il a pour vocation d'organiser le cadre de vie dans un souci de respect de l'environnement des villes et du milieu rural qu'il cherche à aménager et à organiser pour obtenir un meilleur fonctionnement et améliorer les rapports sociaux.
      L’urbanisme est à la fois un champ disciplinaire et un champ professionnel recouvrant l'étude du phénomène urbain, l'action d'urbanisation et l'organisation de la ville et de ses territoires. Les personnes qui exercent ce métier sont des
urbanistes.


  • En tant que champ disciplinaire (ou scientifique), les théories de l'urbanisme sont en étroite filiation avec les sciences humaines (géographie, aménagement, économie, science juridique, écologie, anthropologie, science politique, sociologie).
  • En tant que champ professionnel, les pratiques et techniques de l'urbanisme découlent de la mise en oeuvre des politiques urbaines (logement, transport, environnement, zones d'activités économiques et appareil commercial).
  • Cette deuxième dimension recoupe la planification urbaine et la gestion de la cité (au sens antique du terme), en maximisant le potentiel géographique en vue d'une meilleure harmonie des usages et du bien-être des utilisateurs (résidents, actifs, touristes).

        L'objectif de l'urbaniste est de donner une lecture de la ville et d'un territoire. Son travail porte sur l'aménagement des espaces publics et privés, sur l'organisation du bâti et des activités économiques, la répartition des équipements (services publics),
et d'une manière générale sur la morphologie de la ville et l'organisation des réseaux qui la composent.
Le travail de l'urbaniste, loin de se réduire à un aspect réglementaire, vise à mettre en forme le projet territorial des collectivités.
Son rôle est d'anticiper les besoins des populations afin de proposer un développement urbain efficace sur le plan  socioéconomique et durable sur le plan environnemental. Pour ce faire, il contribue à l'élaboration de documents d'urbanisme pour la collectivité territoriale concernée, en planifiant les équipements nécessaires (espaces publics, espaces verts, réseaux d'eau potable, d'assainissement, éclairage public, électricité, gaz, réseaux de communication).
L'architecture est à la fois le métier et l'art de concevoir et réaliser des édifices, des villes, des villages mais aussi d'aménager l'espace avec les architectes paysagistes ou des navires avec les architectes navals.